Histoire de France

La Révolution.

La Révolution tenta à la fois de renouveler le droit public de l'Etat par lu liberté politique et le droit privé des citoyens, par l'égalité sociale. Cette œuvre a été poursuivie par les Etats généraux, transformés en Assemblée Constituante, à travers les journées révolutionnaires des 14 juillet, 4 août, 5 et 6 octobre 1789. A cette période de réformes succéda un essai de monarchie constitutionnelle (1791-1792), au cours de laquelle l'Assemblée législative, impuissante à diriger les passions populaires, ne put empêcher le 20 juin 1792 l'humiliation, puis le 10 août la chute de la royauté. Une nouvelle assemblée, la Convention nationale (1792-1795) proclama la République et inaugura, par la Constitution de 1793, le gouvernement de la multitude ; mais, après l'exécution de Louis XVI (21 janvier 1793), son existence ne fut plus qu'une immense lutte, en dedans entre les partis qui se succédèrent au pouvoir (Girondins, Montagnards, Dantonistes, Robespierristes, Thermidoriens), au dehors contre une coalition qui fut repoussée en 1792 à Valmy et à Jemappes, en 1793 à Wattignies et à Fleurus, et démembrée ensuite par les traités de Bâle (1795).
Le Directoire (1795-1799), qui remplaça la Convention, fut une expérience de République modérée que firent échouer à l'intérieur de continuels coups d'Etat (18 fructidor, 22 floréal, 30 prairial), et à l'extérieur, après les éclatants succès de Bonaparte en Italie et le traité de Campoformio (1797), les défaites amenées par la formation d'une seconde coalition (1799). A la suite de ces revers, le Directoire fut lui-même renversé par un dernier coup d'Etat (18 brumaire, an VIII).