Le territoire de la France l'un des plus anciennement occupés de l'Europe.

PREHISTOIRE

1) Paléolithique inférieur et moyen

Néanderthal

Neandertal, est une petite vallée située entre Düsseldorf et Wuppertal en Allemagne. Au mois d'août 1856, des ouvriers d’une carrière vidèrent la grotte de Feldhofer. Ils y découvrirent des ossements et un fragment de crâne qu'ils remirent à Johann Carl Fuhlrott, instituteur d'Elberfeld, passionné d'histoire naturelle.
•     Climat marquĂ© par des renversements : pĂ©riodes glaciaires et pĂ©riodes interglaciaires.

•     L'homme mène une vie de chasseur-pĂŞcheur. L'Ă©volution anthropologique concorde en gros avec les divisions dans le temps. De l'humanitĂ© pithĂ©canthropienne (500 000 av. notre ère), on passe, au MoustĂ©rien, Ă  l'homme de NĂ©andertal.

•     A partir du MoustĂ©rien, l'emploi du feu est attestĂ© partout. L'outil essentiel est constituĂ© par le silex; dès l'Abbevillien, les bifaces fabriquĂ©s ont des enlèvements très marquĂ©s, obtenus par percussion directe. Dans le courant de l'AcheulĂ©en, l'homme recourt Ă  des percuteurs doux (bois, os).

•     Si l'Abbevillien n'est encore marquĂ© que par une industrie mal connue, l'AcheulĂ©en voit se succĂ©der des sites nombreux (vallĂ©es de la Somme et de la Dordogne et de ses affluents), riches de faune et d'outillage, l'homme de l'AcheulĂ©en circule dans les vastes plaines du Nord, dont les rivières et les cĂ´tes sont riches en silex.

2) Paléolithique supérieur.

Image of the Globe

•     Se dĂ©veloppent parallèlement jusque vers 19000 av. J.-C. le PĂ©rigordien et l'Aurignacien. Puis se suivent le SolutrĂ©en jusque vers 15000 av. J.-C. et le MagdalĂ©nien jusque vers 10000 av. J.-C.

•     Durant ces 20 millĂ©naires, la seule rĂ©gion de France occupĂ©e sans lacunes de façon constante est situĂ©e entre Loire et Garonne, avec une densitĂ© maximale en PĂ©rigord, dans les vallĂ©es de la Dordogne et de la Corrèze. Le peuplement de la France reste largement discontinu et encore très faible, la longĂ©vitĂ© des populations Ă©tant elle-mĂŞme limitĂ©e au mieux Ă  la quarantaine.

•     ApparaĂ®t alors l'Homo sapiens brachycĂ©phale. Les techniques font un bond en avant : l'art de la pierre taillĂ©e atteint au MagdalĂ©nien sa perfection en se diversifiant (grattoirs, burins, sagaies, raclettes, perçoirs, harpons, etc.), tandis que fait son apparition l'outillage en os (Aurignacien) et mĂŞme en ivoire et en bois de cervidĂ©s (MagdalĂ©nien).

•     A partir du PalĂ©olithique moyen, l'homme a cessĂ© d'ĂŞtre un nomade; il se fixe pour un temps dans les abris et les grottes, qui restent les tĂ©moins d'une admirable crĂ©ation artistique (grottes ornĂ©es des PyrĂ©nĂ©es, de la Dordogne, du RhĂ´ne infĂ©rieur).

•     Au MagdalĂ©nien supĂ©rieur se rĂ©alise en France une prodigieuse expansion humaine. Cependant, sur 400 sites magdalĂ©niens rĂ©pertoriĂ©s, 300 se trouvent dans le Sud-Ouest, dont plus du quart en PĂ©rigord.

•     Cette expansion s'accompagne d'une explosion dĂ©mographique, toute relative d'ailleurs.

3) Mésolithique (de 9000 à 5500 environ).

•     Fin des temps glaciaires; climat tempĂ©rĂ© d'abord humide devient plus sec.

•     PĂ©riode d'attente : population sous-dĂ©veloppĂ©e techniquement et culturellement; surmortalitĂ©.

•     Campements plus que villages; vie de chasseurs-pĂŞcheurs, avec dĂ©but d'un Ă©levage d'animaux domestiques. Culte des morts très dĂ©veloppĂ©.

•     Miniaturisation de l'outillage : premières flèches tirĂ©es Ă  l'arc. Art très modeste comparĂ© aux grandes rĂ©alisations du PalĂ©olithique supĂ©rieur.

4) Néolithique (à partir du Ve millénaire).

•     La « rĂ©volution nĂ©olithique» semble s'opĂ©rer sous l'influence de deux courants culturels : l'un arrivant de MĂ©diterranĂ©e orientale par la cĂ´te et s'Ă©talant en Provence et dans le Languedoc (NĂ©olithique « cardial»Â  Ve millĂ©naire); l'autre venant par la vallĂ©e du Danube et s'Ă©talant sur l'Alsace et l'est du pays (IVe millĂ©naire).

•     Techniques absolument neuves : polissage des haches, fabrication de pointes de flèches; apparition de la cĂ©ramique (civilisation dite « de Chassey ») et du tissage.

•     Premiers grands dĂ©frichements; Ă  un Ă©levage plus rationnel (porcs) s'ajoutent des procĂ©dĂ©s de culture; ce qui n'exclut pas les activitĂ©s ancestrales de chasse et de pĂŞche.

•     La transformation du milieu, alors amorcĂ©e, ne fera dĂ©sormais que s'amplifier, sans changer fondamentalement de direction.

•     Cependant, il serait tĂ©mĂ©raire de parler de sĂ©dentarisation au NĂ©olithique. Les agriculteurs de cette Ă©poque changent d'habitat pĂ©riodiquement, en fonction de l'Ă©puisement de la terre. Aux villages de bois, relativement spacieux, des Dambriens s'oppose l'habitat encore primitif des « Cardiaux » du Midi.

•     Le NĂ©olithique moyen voit apparaĂ®tre la naissance du mĂ©galithisme, surtout dĂ©veloppĂ© dans l'Ouest (Bretagne) et le Sud-Ouest (Charentes). Ces monuments (dolmens, allĂ©es couvertes...) sont datĂ©s du IVe millĂ©naire.

5) Chalcolithique (IIe millénaire).

•     A la fin du IIIe millĂ©naire, le cuivre fait son apparition en France et concurrence d'emblĂ©e le silex, dont l'exploitation, stimulĂ©e, donne lieu Ă  une industrie considĂ©rable. Le Chalcolithique est la belle Ă©poque des pointes de silex, tandis que se multiplient les objets en cuivre (poignards, aiguilles, bijoux...).

•     Le Chalcolithique semble s'ĂŞtre terminĂ© tragiquement; la multiplication de villages fortifiĂ©s tend Ă  justifier la thèse d'invasions dĂ©vastatrices. C'est la fin d'une vieille civilisation dite «de Seine-Oise-Marne ».

6) Age du bronze .

•     Dans l'est et le sud-est de la France se font sentir les premières influences des brillantes civilisations du bronze ancien d'Europe centrale. Les Ă©changes avec l'extĂ©rieur se multiplient (sauf en Bretagne); cependant, peu Ă  peu, le pays exploite lui-mĂŞme ses ressources en Ă©tain et en cuivre. Une industrie des objets (haches) en bronze fait la prospĂ©ritĂ© de certaines rĂ©gions telles que le MĂ©doc.

•     L'agriculture se propage, mais l'insĂ©curitĂ© oblige les hommes Ă  quitter les plaines fertiles pour les hauteurs ou les forĂŞts.

•     L'usage de sĂ©pultures individuelles rend visibles les inĂ©galitĂ©s sociales.

•     A la fin du Ier millĂ©naire, la prĂ©histoire prend fin en France, oĂą les influences Ă©trangères, souvent lointaines (Europe centrale, Espagne, Grèce, Egypte...), se manifestent dans tous les domaines, notamment dans l'art et les modes. Des hommes Ă©trangers, peut-ĂŞtre montĂ©s sur des chars (ce qui suppose domestication du cheval et invention de la roue), pĂ©nètrent sur le territoire de ce qui va s'appeler la Gaule; ils apportent des rites inconnus (morts brĂ»lĂ©s sur un bĂ»cher; cendres dĂ©posĂ©es dans des urnes, qui sont enterrĂ©es).

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