Histoire de France

LOUIS XV.

Louis XV (1715-1774). Louis XV, arrière-petit-fils de Louis XIV, régna d'abord sous la régence de son cousin, le duc Philippe d'Orléans. Celui-ci subit l'influence du cardinal Dubois, s'appuya sur l'alliance anglaise contre l'Espagne et valida les projets financiers de l'Ecossais John Law qui aboutirent à un échec final. En 1723, le roi fut déclaré majeur ; Philippe et Dubois étant morts cette même année, le duc de Bourbon devint premier ministre. Il fit épouser au roi Marie Leczinska, fille de l'ancien roi de Pologne Stanislas (1725).
Fleury, ancien précepteur du roi, fit bientôt chasser le duc, et prit le pouvoir (1726-1741). Sa politique fut nettement pacifique. Cependant, il dut soutenir les prétentions au trône de Pologne de Stanislas, alors que l'Autriche et la Russie appuyaient Auguste III. La guerre de succession de Pologne se termina par la paix de Vienne (1738) ; Stanislas reçut en compensation la Lorraine, qui, à sa mort, devait être annexée à la France. A l'intérieur, Fleury persécuta les jansénistes qui se refusaient à accepter la bulle Unigenitus.
La France eut à supporter deux guerres inégalement désastreuses, celle de la succession d'Autriche, celle de Sept ans. En 1740, l'empereur d'Allemagne, Charles VI, laissa à sa fille Marie-Thérèse une couronne qui fut disputée par plusieurs concurrents. Le roi de Prusse, Frédéric II qui convoitait la Silésie, l'envahit. Marie-Thérèse eut pour elle l'Angleterre et la Hollande ; la France, qui avait pris parti contre l'impératrice pour l'électeur palatin, entra en guerre, combattit en Bohême, en Allemagne et aux Pays-Bas.
Les hostilités commencèrent aux colonies avec l'Angleterre. Aux Indes, Dupleix était victorieux des Anglais, quand fut signée la paix d'Aix-la-Chapelle (1748) sans profit pour la France.
La rivalité de la France et de l'Angleterre amena dès 1755 le réveil des hostilités. Le tout compliqué d'une intervention continentale dans la guerre de Sept ans (1756-1763) aux côtés de l'Autriche après le renversement des alliances contre l'Angleterre et la Prusse. La défaite de Rosbach fut pénible pour le prestige national (1757). Mais surtout la lutte coloniale et maritime fut défavorable malgré l'héroïsme de Montcalm au Canada et de Lally-Tollendal aux Indes. Le traité de Paris (1763), qui termina la guerre de Sept ans, acheva la ruine des colonies.
Choiseul, devenu ministre pendant cette guerre, avait négocié le Pacte de famille, par lequel les Bourbons de France, d'Espagne et de Naples s'engageaient à se soutenir mutuellement (1761). La paix conclue, il s'efforça de relever l’armée et la marine pour préparer une revanche contre l'Angleterre. Il annexa la Corse, qu'il se fit céder par les Génois (1768). Son successeur d'Aiguillon ne put empêcher le premier partage de la Pologne (1773). Déplorable à l'extérieur, la politique de Louis XV à l'intérieur se heurta à de graves difficultés, financières et religieuses. Louis XV eut quelques bons ministres, Orry, Machault d'Arnouville. Tous se brisèrent, pour une réorganisation des impôts, contre la résistance des privilégiés ;
l'effort le plus intéressant fut celui des intendants qui, comme Turgot, travaillèrent au développement économique de leur généralité. A partir de 1750 il y eut quelques progrès dans la situation des paysans. L'autorité royale fut battue en brèche par les parlements. Les jansénistes étaient devenus un parti politique, et leurs conflits avec le clergé passionnèrent l'opinion publique, qui accueillit avec faveur l'expulsion des jésuites et la suppression de leur ordre. Une très vive critique des abus de l'ancien régime fut instaurée par les économistes et les philosophes. L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert vulgarisa leurs attaques. Le pouvoir central lui-même se discrédita par l'incohérence de ses actions et réactions. La personne du roi avait cessé d'être respectée quand Louis XV mourut en 1774.

❖ Filiation

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Epouse* / concubine Enfants
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