Histoire de France

LOUIS-PHILIPPE Ier


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Louis-Philippe Ier, roi des Français, né à Paris en 1773, mort à Claremont (Angleterre) en 1850. Fils de Louis-Philippe-Joseph d'Orléans (Philippe-Egalité) et de Louise de Bourbon, d'abord duc de Valois, puis duc de Chartres, il reçut de Mme de Genlis, à partir de 1782, une éducation encyclopédique et pratique. Membre de la garde nationale et du club des Jacobins (1790), maréchal de camp, puis lieutenant général de l'armée du Nord, il combattit à Valmy, à Jemappes et à Neerwinden. Mais, compromis dans le complot de Dumouriez, il dut s'expatrier, visita l'Amérique et ne revint en Europe qu'en 1800, sans obtenir de Louis XVIII la réconciliation totale qu'il eût souhaitée. Définitivement rentré en France en 1817, il s'occupa de l'administration de sa fortune. Nommé en 1830, grâce à l'initiative de Thiers et de Laffitte, lieutenant général du royaume, il fut proclamé roi des Français le 7 août, après une révision de la Charte. Pour éviter la réunion de ses biens à ceux de l'Etat, il en avait fait donation à ses enfants.

D'abord secondé par des ministres libéraux, Dupont de l'Eure, Laffitte, La Fayette, il se tourna de plus en plus vers les conservateurs. Les ministères C. Périer, Soult-Guizot-Broglie, Guizot-Molé, Molé, Soult, Thiers, Guizot, marquèrent les progrès de cette évolution. En 1840, le gouvernement de Louis-Philippe avait triomphé de l'insurrection démocratique des 5 et 6 juin 1832, de la tentative légitimiste de la duchesse de Berry en Vendée (1832), des insurrections de Lyon et de Paris (1834), de celle de Barbès et de Blanqui (1839) et des deux tentatives de Louis Bonaparte à Strasbourg (1836) et à Boulogne (1840). Le roi lui-même avait échappé à de multiples attentats (Fieschi, 1835 ; Alibaud et Meunier, 1836, etc.). Mais sa politique extérieure mécontenta le pays. Son alliance avec l'Angleterre mit obstacle à     la réunion de la Belgique à la France (1831) et ralentit la conquête de l'Algérie, commencée en 1830 par Charles X. Le souci de ses intérêts de famille l'empêcha de profiter de la quadruple alliance qu'il avait formée en 1834. Dupé par l'Angleterre au traité de 1840, il s'humilia cependant devant elle à propos du droit de visite et de l'affaire Pritchard. Il se brouilla avec elle, toujours par suite de sa politique familiale, à l'occasion des mariages espagnols (1846). Malgré 1a conquête de l'Algérie (18411848), le mécontentement du pays s'affirma à propos du refus du roi de modifier la loi électorale et aboutit à la révolution de 1848. Le roi abdiqua en faveur de son petit-fils, le comte de Paris. Louis-Philippe s'enfuit en Angleterre, où il mourut deux ans plus tard.

De son mariage avec Marie-Amélie, fille du roi Ferdinand Ier, des Deux-Siciles et de Marie-Caroline (1809), il avait eu huit enfants : le duc d'Orléans, mort d'un accident de voiture à Neuilly (1842) ; Louise, reine des Belges ; Marie, princesse de Wurtemberg; le duc de Nemours ; Clémentine, de Saxe-Cobourg ; le prince de Joinville ; le duc d'Aumale et le duc de Montpensier. Les restes de Louis-Philippe et de la reine Marie-Amélie ont été ramenés en France et ensevelis dans l'église de Saint-Louis de Dreux.

❖ Filiation

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Epouse* / concubine Enfants
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